C’est à une équipe dirigée par Yves Devraine (scénographe du Mémorial de Caen), composée notamment des architectes Jean-Louis Marty et Antonio Carrilero que l’on doit l’architecture et la scénographie du Centre de la Mémoire.

Le parcours invite le visiteur à se plonger dans l’
histoire d’Oradour, de la Seconde Guerre mondiale puis de l’après-guerre, il se déploie dans un bâtiment où forme architecturale et mise en scène des espaces intérieurs évoquent de manière symbolique les évènements qui contribuèrent à faire de ce site un « lieu de mémoire ».

Lorsqu’il se rend à Oradour, le visiteur entame désormais un
cheminement explicite, historique et pédagogique dans l’exposition permanente, émotionnel et mémoriel dans le village martyr.

Le choix a été fait d’une « non-architecture » : le Centre, situé entre les ruines et la vallée de la Glane, adossé à un talus, s’efface au profit du village martyr. Sa surface vitrée reflète une campagne paisible. En son milieu, deux lames d’acier fichées à la verticale déchirent le paysage idyllique, matérialisant tout à la fois la
rupture du 10 juin 1944 dans l’histoire d’Oradour et la destruction.

Dans le bâtiment, l’austérité des décors faits de matériaux bruts laisse la place aux images et aux textes explicatifs.