




Exposition Juger Eichmanndu Jeudi 14 Juin 2012 au Dimanche 28 Avril 2013Le 23 mai 1960, à 16 heures, le premier ministre israélien David Ben Gourion, monte à la tribune de la Knesset, le parlement israélien, pour une annonce aussi brève que spectaculaire. Adolf Eichmann, le criminel nazi, a été capturé et se trouve à Jérusalem pour y être jugé. Ainsi débute l’un des événements les plus marquants de l’histoire du jeune État d’Israël, qui prend immédiatement une dimension mondiale. Après Nuremberg, après les épurations qui ont marqué la sortie de guerre en Europe durant près d’une décennie après 1945, le procès Eichmann qui s’ouvre le 11 avril 1961, marque un nouvel épisode dans le jugement des crimes nazis. Presqu’intégralement filmé, abondamment commenté et controversé, offrant la parole à plus d’une centaine de survivants, le procès se concentre exclusivement – et pour la première fois – sur le seul volet de l’extermination des Juifs. La nouvelle exposition temporaire du centre de la mémoire, présentée du 14 juin 2012 au 28 avril 2013, revient, grâce à une collection exceptionnelle de photographies, films et documents originaux, sur tous les aspects de ce procès, de la traque d’Eichmann à son rôle dans la construction de la mémoire de la Shoah. Le 11 avril 1961 débutait à Jérusalem, l’un des procès les plus spectaculaires de l’histoire contemporaine : celui d’Adolf Eichmann. Évènement total, entièrement filmé, le procès d’Adolf Eichmann, l’un des coordinateurs de la politique nazie d’extermination des Juifs, a connu un retentissement considérable. Il constitue le premier grand procès individuel des crimes commis dans le cadre de la Shoah par une juridiction nationale. Dossiers pédagogiques sur l'exposition Juger Eichmann |
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La justice pénale internationale: de Nuremberg à La Hayedu Lundi 14 Mars 2011 au Mardi 10 Avril 2012
Le centre s’appuie sur deux ensembles de panneaux réalisés, le premier par le Mémorial de la Shoah, et le second, par l’Union des Jeunes Avocats.
Le Procès des grands criminels de guerre au tribunal militaire international de Nuremberg- 14 novembre 1945- 1er octobre 1946 Le procès Le 20 novembre 1945 s’ouvrait à Nuremberg le procès intenté par le Tribunal militaire international aux principaux responsables politiques, économiques et militaires du régime nazi. Vingt et une personnes y furent jugées par les représentants des quatre puissances alliées, les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’URSS et la France. Le procès de Nuremberg a été inaugural à plus d’un titre : en créant la notion de « crime contre l’humanité », en associant aux documents écrits des images comme preuves, et en filmant le procès pour le constituer en archive historique. Le caractère exceptionnel du procès, sa longueur (14 novembre 1945-1er octobre 1946) , le nombre des accusés, l’horreur et la dimension des crimes commis, ont conduit les représentants de la presse mondiale à suivre les dix mois d’audience, relatant les attitudes des accusés, les duels verbaux entre accusés et procureurs , et le déroulement des débats. Les nombreux clichés issus de cette médiatisation font aujourd’hui la richesse du fonds documentaire lié au procès. Au lendemain de la capitulation allemande, c’est donc dans une enceinte judiciaire que pour la première fois, l’histoire du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale est évoquée, expérimentant ainsi une nouvelle forme de justice internationale. Depuis, Nuremberg a fait jurisprudence et a autorisé la création de tribunaux pénaux internationaux pour juger des crimes spécifiques (ex-Yougoslavie, Rwanda) et, récemment, d’une Cour Pénale Internationale. L’exposition Cette exposition présente 41 panneaux composés à partir d’une sélection de documents -archives originales issues du Centre de Documentation Juive Contemporaine(CDJC), photographies, affiches - retraçant le procès. Elle comprend de nombreuses archives originales du CDJC dont celles présentées par l’accusation française à Nuremberg mais aussi celles qui furent données au Centre à l’issue du procès. L’exposition évoque: - Les préparatifs du Tribunal Militaire International (TMI) et notamment des conférences en amont qui, à partir de 1943, permettent de constituer les preuves et de définir les quatre chefs d’accusation qui seront établis dans les statuts du Tribunal lors de l’accord quadripartite de Londres le 8 août 1945. - Les juges, les procureurs et le ministère public, dont la personnalité centrale du procureur général Robert Jackson. - Les 22 accusés et leurs avocats. - Les témoins au procès , témoins victimes, dont notamment Marie-Claude Vaillant Couturier, ou encore le photographe espagnol Francisco Boix ; témoins à charge qui relatent leurs expériences dans les camps ; « témoins assassins », anciens nazis appelés à la barre avant d’être mis en accusation à leur tour lors des procès consécutifs. - Le rôle du CDJC : Léon Poliakov et Joseph Billig, membres du CDJC, contribuent largement à rassembler des preuves, assistent au procès et récupèrent les archives de Rosenberg qui entreront dans le fonds du CDJC. - La délégation française : François de Menthon, procureur général, et les procureurs adjoints Edgar Faure et Charles Dubost, chargés de présenter les crimes contre l’humanité commis en Europe de l’Ouest. La Shoah, absente et présente au procès , à travers les témoignages de responsables nazis, de membres des Einsatzgruppen et de témoins rescapés des camps, presque tout fut dit sur le génocide juif sans pour autant qu’il soit considéré comme un élément central du crime nazi à l’issue immédiate du procès. Projection : Des extraits filmés du procès sont projetés au sein de l’exposition, notamment les réquisitoires de Robert Jackson, François de Menthon, Edgar Faure, les dépositions de Marie Claude Vaillant - Couturier, Francisco Boix et des témoins nazis Bach-Zelewsky et Ohlendorf. (durée des extraits : 14’30 minutes) Ces extraits sont issus d’un fonds exceptionnel récemment acquis par le Mémorial de la Shoah. En effet, au printemps 1945, le procureur Jackson, chargé par le président des Etats-Unis de la constitution du Tribunal Militaire International, décidait que le procès serait filmé et que des images, fixes et animées, y seraient présentées comme preuves. Le Mémorial de la Shoah, grâce à un accord avec la Steven Spielberg Film and Video Archive, dispose désormais de l’ensemble des enregistrements originaux de procès de Nuremberg. Les tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) En mai 1993, le Tribunal a été créé par l’Organisation des Nations Unies en réponse aux atrocités de masse commises au cours des conflits qui ont fait rage en Croatie et en Bosnie-Herzégovine au début des années 1990. Le TPIY est le premier tribunal international chargé de juger les auteurs de crimes de guerre depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo. Le TPIY a pour mission première de juger les principaux responsables de crimes odieux tels que l’assassinat, la torture, le viol, la réduction en esclavage, la destruction de biens, ainsi que d’autres crimes visés dans son statut. Il est situé à La Haye (Pays-Bas), et a mis en accusation plus de 160 individus, parmi lesquels de nombreux dirigeants politiques ou militaires (chefs d’État, premiers ministres, ministres de l’intérieur, chefs d’état-major, chefs de l’armée et de la police) ayant occupé de hautes fonctions ou des fonctions de rang intermédiaire au sein des parties au conflit yougoslave. Comprendre la justice pénale par l’illustration L’exposition comprend 16 panneaux, un thème étant affecté à chacun (victimes, juges, procureurs, accusés, défense etc...) leurs légendes sont rédigées en anglais et en français, les langues officielles des TPI. L'exposition a été conçue de manière à être intelligible par le plus grand nombre de personnes. Par rapport à cet objectif, l'image a été privilégiée, avec une attention particulière à sa qualité et à sa représentativité. En 1995, un petit groupe d’avocats, aussi jeunes dans la profession que les Tribunaux Pénaux Internationaux sur la scène de la justice internationale, se rendit à La Haye accompagné d’une dessinatrice pour témoigner, en images pérennes, des premiers pas d’un grand tournant dans l’Histoire des nations. La majorité des illustrations sont constituées par une quarantaine ou une cinquantaine de dessins en couleurs de Noëlle Herrenschmidt. Celle-ci a une bonne expérience des milieux judiciaires et pénitenciers et a fait les dessins des procès Touvier et Barbie pour Le Monde. Ses dessins sont clairs, en ce sens qu'ils rendent bien compte des situations et des lieux complexes. Entretiens L’exposition rend compte aussi d’une série d’entretiens avec Monsieur le Président Antonio Cassesse (Italie), Madame le Procureur Arbour (Canada), Madame et Monsieur les Présidents Mac Donald (USA) et Jorda (France), Messieurs les Juges, Karibi White (Nigeria), Riad (Égypte) et Stephen (Australie), Madame le Greffier de Sampayo (Pays Bas), Madame Pantz, (France) Responsable d’une équipe d’enquêteurs, Madame Cisse (du bureau du Procureur), Monsieur Wladimoroff, Avocat au Tribunal Pénal International (Pays Bas), des personnes chargées plus particulièrement des questions de détention, Monsieur Gerlach, Responsable technique de la salle d'audience.Nos partenaires: Le mémorial de la Shoah Inauguré par le Président de la République Jacques Chirac , le Mémorial de la Shoah a ouvert au public le 27 janvier 2005 à l’occasion du soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz et de la Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité. Situé à Paris dans le quartier historique du Marais, il est aujourd’hui l’institution de référence sur la Shoah. Comprendre le passé pour éclairer l’avenir, telle est la vocation de ce lieu, à la fois musée, centre de documentation et lieu de mémoire. Ouvert à un public large et diversifié , il offre de nombreux espaces et activités : une exposition permanente sur la Shoah et l’histoire des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, , un espace d’expositions temporaires, un auditorium, le Mur des Noms où sont gravés les noms des 76 000 hommes , femmes et enfants déportés depuis la France entre 1942 et 1944,le Mur des Justes qui porte les noms des 2693 hommes et femmes qui ont œuvré en France pour sauver des Juifs persécutés, la crypte contenant des cendres des victimes d’Auschwitz et du ghetto de Varsovie, le Centre de Documentation juive contemporaine (84 000 photographies, 30 000 ouvrages , ..) et sa salle de lecture et des espaces pédagogiques . Un programme de sensibilisation a été conçu pour chaque type de public, des primaires jusqu’aux adultes, à travers des ateliers, visites, rencontres-débats, projections, lectures, colloques et conférences organisés tout au long de l’année. http://www.memorialdelashoah.org L’Union des Jeunes Avocats L’Union des Jeunes Avocats à la Cour de Paris, association à vocation syndicale, a été créée le 22 décembre 1922, dans le but notamment de favoriser l’insertion des jeunes avocats dans la profession et de favoriser la solidarité entre avocats de même génération. Cette organisation au service de la profession, a également pour mission, d’après son statut, de « défendre les droits de l’Homme, et les libertés fondamentales », et organise des commissions de travail, conférences, cafés-rencontres, formations… et elle entretient des relations avec les jeunes barreaux étrangers. http://www.uja.fr |
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