Logo du centre de la mmoire Oradour-sur-Glane



Titre histoire du centre de la mémoire
 

L'histoire du centre de la mémoire

 
Le village d’Oradour-sur-Glane, situé à 22 kilomètres au nord-ouest de Limoges, est connu de par le monde pour avoir conservé les traces du massacre de 642 hommes, femmes et enfants perpétré par une unité de la 2ème Division SS Das Reich le 10 juin 1944.
Classées monument historique en 1946, les ruines du village martyr sont visitées chaque année par 300 000 personnes. Les ruines seules ne pouvaient pas continuer à perpétuer un message de mémoire et de paix ; le temps accomplissant son œuvre de dissolution le moment était venu de fixer cette mémoire spécifique et d’expliquer au visiteur, par un travail d’historien ce que fut le drame du 10 juin 1944 et quelle implacable logique y avait présidé.
Photo de lentrée du centre de la mémoire d'Oradour

 
 
Photo village marty d'OradourPhrase de Georges SANTAYANA

Genèse du projet


Le projet initié par Jean-Claude Peyronnet, alors président du Conseil Général de la Haute-Vienne,  en accord avec l’Association Nationale des Familles des Martyrs d’Oradour et la municipalité est présenté à François Mitterrand en 1989.

Le 12 mai 1999, l’établissement ouvre ses portes au public. Il est inauguré le 16 juillet 1999 en présence du Président de la République, Jacques Chirac, de la Ministre de la culture, Catherine Trautmann.

Dès lors le Centre de la Mémoire constitue l’accès aux ruines du village martyr.

Défini comme un équipement culturel doté d’une vocation d’accueil et d’information des visiteurs du Monument historique du village martyr, le Centre de la Mémoire fait partie des équipements culturels dit « d’interprétation » qui ne possèdent ni objet ni collection, et qui présentent un parcours.
 
Photo village marty d'Oradour
Phrase de Georges SANTAYANA

L’architecture et la scénographie du Centre de la Mémoire


C’est à une équipe dirigée par Yves Devraine (scénographe du Mémorial de Caen), composée notamment des architectes Jean-Louis Marty et Antonio Carrilero que l’on doit l’architecture et la scénographie du Centre de la Mémoire.

Le parcours invite le visiteur à se plonger dans l’histoire d’Oradour, de la Seconde Guerre mondiale puis de l’après-guerre, il se déploie dans un bâtiment où forme architecturale et mise en scène des espaces intérieurs évoquent de manière symbolique les évènements qui contribuèrent à faire de ce site un « lieu de mémoire ».

Lorsqu’il se rend à Oradour, le visiteur entame désormais un cheminement explicite, historique et pédagogique dans l’exposition permanente, émotionnel et mémoriel dans le village martyr.

Le choix a été fait d’une « non-architecture » : le Centre, situé entre les ruines et la vallée de la Glane, adossé à un talus, s’efface au profit  du village martyr. Sa surface vitrée reflète une campagne paisible.  En son milieu, deux lames d’acier fichées à la verticale déchirent le paysage idyllique, matérialisant tout à la fois la rupture du 10 juin 1944 dans l’histoire d’Oradour et la destruction.

Dans le bâtiment, l’austérité des décors faits de matériaux bruts  laisse la place aux images et aux textes explicatifs.
 
 
 
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