Logo du centre de la mmoire Oradour-sur-Glane



Titre actualites site Oradour
4 septembre 2013
Mercredi 4 septembre, le Président de la République François Hollande s’est rendu à Oradour-sur-Glane avec le Président de la République fédérale d’Allemagne Joachim Gauck.
 
Les deux Présidents sont arrivés à Oradour-sur-Glane en début d’après-midi où ils ont été accueillis par Raymond Frugier, maire d’Oradour-sur-Glane, Claude Milord, Président de l’Association Nationale des Familles des Martyrs ainsi que par Robert Hébras, rescapé du massacre.
 
François Hollande et Joachim Gauck se sont ensuite recueillis dans l’église du village où périrent plus de 400 femmes et enfants. Puis ils se sont dirigés vers la place du champ de foire et la grange Laudy, grange de laquelle ont réchappé M. Hébras et M. Darthout. Les deux Présidents ont ensuite déposé une gerbe au tombeau des martyrs.
 
Marie-Françoise Perol-Dumont, Présidente du Conseil général de la Haute-Vienne et Annick Morizio, Présidente du Centre de la mémoire, ont accueilli les Présidents français et allemand au Centre de la mémoire. À l’issue de cette visite, une allocution a été prononcée par les deux Présidents sur le parvis du Centre de la mémoire.
 
Plus qu’un symbole, selon François Hollande, la présence des Présidents français et allemand à Oradour-sur-Glane « c’est l’affirmation d’une promesse.[…]Promesse de refuser l’inacceptable partout où il se produit. Cette vigilance, cette intransigeance, nous les devons aux suppliciés du 10 juin 1944. Ils nous rappellent à nos devoirs. Ils parlent à nos consciences, ils sont les témoins qui brisent l’indifférence quand elle devient lâcheté. »
 
Pour Joachim Gauck, cette invitation du plus haut représentant de l’Allemagne à Oradour-sur-Glane c’est « un geste de réconciliation, un geste que l’on ne saurait réclamer mais que l’on ne peut que recevoir en cadeau.[…]Et nous, Français et Allemands, avons bien compris la mise en garde d’Albert Camus dans son roman allégorique « La Peste » selon laquelle le « bacille de la peste », de l’horreur ou de la guerre, peut ressurgir à tout moment tant qu’il se tient caché.[…]Et nous continuons de la prendre à cœur aujourd’hui en effectuant notre travail de mémoire dans un esprit de vérité et de véracité et en maintenant le souvenir vivant […]».

Allocutions de François Hollande et Joachim Gauck à Oradour-sur-Glane

"C'est important de transmettre ce qui s'est passé"

Dossier pédagogique

Plus d'actualités

 
 
© Comevents